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Contribuer à un REER fait-il automatiquement baisser vos impôts?

27 Juin

Contribuer à un REER fait-il automatiquement baisser vos impôts?

Ah, le fameux REER. Ce sigle de quatre lettres qui donne l’impression d’être un as de la finance simplement en le prononçant à voix haute pendant un souper de famille. « Cette année, j’ai maximisé mon REER », dit-on fièrement entre deux bouchées de pâté chinois. Mais derrière ce geste se cache une question bien plus complexe que l’on croit : contribuer à un REER fait-il automatiquement baisser vos impôts?

Eh bien… pas toujours. Et surtout, pas automatiquement.

Alors asseyez-vous confortablement, tassez votre relevé Revenu Québec un peu trop chargé d’abréviations, et voyons ensemble pourquoi il est temps de casser ce mythe une bonne fois pour toutes.


Mon histoire (et celle de mon premier REER)

Revenons à l’hiver 2008. J’étais jeune, enthousiaste, avec mon premier « vrai job » et un comptable qui m’a dit :

« Contribue à ton REER, tu vas sauver de l’impôt. »

Ni une, ni deux, j’ai mis 2 000 $ dans un REER, le cœur gonflé d’espoir. Je m’imaginais déjà une baisse d’impôt digne d’un magicien fiscal. J’avais même commencé à rêver d’un remboursement assez gros pour m’acheter un voyage ou… au moins une nouvelle télé.

Mais quand j’ai reçu mon avis de cotisation, la douche a été froide.
Oui, j’ai eu un retour. Mais minuscule. Ridiculement petit. Genre « deux soupers pour deux chez St-Hubert ».

J’ai compris, avec le temps, que contribuer à un REER n’est pas une baguette magique. Alors, pour vous éviter cette même déception, décortiquons ensemble les idées reçues… et la réalité.


Qu’est-ce qu’un REER, au juste?

Le Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est un véhicule d’épargne enregistré auprès du gouvernement qui vous permet de mettre de l’argent de côté pour votre retraite tout en reportant l’impôt sur ce montant.

En d’autres mots :

  • Vous obtenez une déduction pour vos cotisations.

  • L’argent dans le REER peut croître à l’abri de l’impôt jusqu’au moment du retrait.

  • Mais… vous serez imposé lorsque vous retirerez l’argent, souvent à la retraite.


Croyance #1 : « Si je cotise à un REER, je vais avoir un GROS retour d’impôt! »

FAUX (et parfois très faux).

Contribuer à un REER donne droit à une déduction, ce qui veut dire que votre revenu imposable diminue. Mais la taille de votre remboursement dépend de plusieurs facteurs :

  • Votre taux d’imposition marginal

  • Vos autres déductions ou crédits

  • Vos revenus de l’année

Par exemple :

  • Si vous gagnez 40 000 $, votre taux marginal est d’environ 27,53 % au Québec.

  • Si vous gagnez 90 000 $, il est plutôt autour de 37,12 %.

Résultat? Une cotisation REER de 5 000 $ génèrera un remboursement d’environ :

  • 1 376 $ pour le revenu de 40 000 $

  • 1 856 $ pour le revenu de 90 000 $

Donc oui, ça peut réduire votre impôt, mais ce n’est pas une multiplication divine. Et plus votre revenu est bas, moins le REER est intéressant fiscalement.


Croyance #2 : « Je dois toujours contribuer au REER, peu importe ma situation »

FAUX. Et même dangereux.

👉 Si vous êtes étudiant, en début de carrière, ou avec un revenu sous 30 000 $, le REER peut être… contre-productif!

Pourquoi? Parce que vous êtes déjà dans une tranche d’imposition très basse. Donc votre déduction n’a presque pas d’effet, et vous payerez des impôts plus élevés à la sortie, à la retraite.

Solution intelligente? Cotisez, mais ne réclamez pas la déduction tout de suite. Oui, c’est possible!
Vous pouvez reporter vos déductions à une année où vos revenus seront plus élevés. Un geste stratégique que trop peu de gens connaissent.


Croyance #3 : « Le REER est toujours mieux que le CELI »

Encore une fois… non. 😅

Le REER est utile si :

  • Vous avez un revenu élevé aujourd’hui

  • Vous prévoyez un revenu plus bas à la retraite

  • Vous voulez réduire votre revenu pour recevoir certaines prestations (ex. : allocation canadienne pour enfants, crédits TPS)

Mais le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt) a aussi ses avantages :

  • Aucun impôt à la sortie

  • Flexibilité des retraits

  • Aucun impact sur les prestations gouvernementales

👉 Pour quelqu’un avec un revenu modeste, le CELI est souvent une meilleure option.
Alors non, le REER n’est pas une religion. C’est un outil parmi d’autres.


Cas concret : Stéphanie, 29 ans

Prenons Stéphanie. Elle gagne 32 000 $ par année et veut cotiser 3 000 $ pour l’avenir. Elle hésite entre le REER et le CELI.

  • Si elle met cet argent dans un REER, elle sauve environ 825 $ d’impôt, mais elle paiera de l’impôt à la retraite en le retirant.

  • Si elle le met dans un CELI, aucun avantage immédiat, mais aucun impôt non plus plus tard.

Dans son cas, le CELI gagne. Car elle est dans une tranche d’imposition basse.


Transition : Mais alors, quand est-ce que le REER devient vraiment intéressant?

Voici quelques situations où le REER devient un allié puissant :

✅ Vous gagnez plus de 60 000 $ par année

À ce niveau, les retours d’impôts deviennent nettement plus intéressants.

✅ Vous voulez acheter votre première maison

Le RAP (Régime d’accession à la propriété) vous permet de retirer jusqu’à 60 000 $ sans impôt, à condition de le rembourser plus tard.

✅ Vous prévoyez des revenus plus faibles à la retraite

C’est là que l’effet REER est optimal : cotiser à un taux élevé, retirer à un taux bas.


Bonus : Ce que le REER ne fait PAS

Petit rappel humoristique, mais utile :
Le REER ne fait pas le café, ne remplit pas votre frigo et ne vous rend pas automatiquement riche ou à l’abri du fisc.

Il ne :

  • Garantit aucun rendement (ça dépend de vos placements)

  • Remplace pas la planification financière

  • Supprime pas vos impôts (il les déplace dans le temps)

Alors, arrêtons de dire que « le REER fait baisser mes impôts » comme si c’était un tour de magie. Il s’agit plutôt d’un jeu de calendrier fiscal.


Conclusion : Ce n’est pas la cotisation qui fait la magie, c’est la stratégie

Contribuer à un REER peut réduire vos impôts. Mais ce n’est pas automatique. Et surtout, ce n’est pas toujours le meilleur choix.

✅ Posez-vous ces questions :

  • Quel est mon revenu actuel?

  • Quel sera mon revenu à la retraite?

  • Est-ce que je pourrais reporter mes déductions?

  • Est-ce que le CELI ne serait pas plus adapté à mes besoins?

Et surtout, ne vous fiez pas aveuglément à ce que dit votre voisin, votre coiffeuse ou même votre beau-frère agent d’assurance. Posez des questions. Informez-vous. Comparez.

Comme dans toutes les sphères de vos finances, le bon outil dépend de la bonne personne, au bon moment, avec le bon objectif.


En résumé :

  • Le REER au Québec est un outil pour reporter l’impôt, pas pour l’éliminer.

  • Contribuer à un REER ne baisse pas automatiquement vos impôts : cela dépend de votre revenu et de votre stratégie.

  • Le CELI peut parfois être plus avantageux selon votre situation.

  • Utilisez vos droits de cotisation intelligemment, en pensant à long terme.

  • En cas de doute, consultez un planificateur financier indépendant.


💬 Et vous, avez-vous déjà cotisé à un REER en pensant recevoir un gros remboursement?

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